Les allocations chômage vont être légèrement revalorisées au 1er juillet

Le conseil d’administration de l’Unédic, composé des partenaires sociaux, a décidé, lundi, d’augmenter de 0.65% les sommes versées aux allocataires.
C’est un léger coup de pouce, après un an de gel. Les allocations d’assurance chômage seront revalorisées de 0,65 % à partir du 1er juillet 2017. Une décision prise à l’unanimité lundi après-midi par les 50 membres du Conseil d’administration de l’Unédic, composé de 25 représentants des salariés (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO) et 25 représentants des employeurs (CPME, Medef, U2P).

L’augmentation sera appliquée aux différentes méthodes de calcul de l’allocation de retour à l’emploi (ARE). Selon le salaire journalier de référence du chômeur trois méthodes co-existent. Soit l’allocataire touche une allocation journalière minimale, soit il perçoit 57% de son salaire journalier de référence, soit 40,4% du salaire journalier de référence auxquels s’ajoutent une indemnité fixe. La méthode de calcul la plus favorable au bénéficiaire est toujours appliquée.

Avec la revalorisation, l’allocation minimale passera ainsi au 1er juillet à 28,86 euros par jour – au lieu de 28,67 actuellement. (sauf à Mayotte où elle sera portée à 14,42 euros par jour). La partie fixe de l’ARE passera quant à elle à 11,84€ par jour indemnisé – au lieu de 11,76€ actuellement. Enfin l’allocation minimale de l’ARE versée pendant une formation passe de 20,54€ à 20,67€ par jour.

«Cette revalorisation concerne près de 94% des demandeurs d’emploi indemnisés par l’Assurance chômage au 1er juillet 2017, soit environ 2,5 millions de personnes», précise l’association en charge de la gestion de l’assurance chômage depuis 1958. Les 6% de personnes non concernées «sont ceux qui n’ont pas de salaires de moins de 6 mois dans leur base de calcul et qui, par ailleurs, ne sont pas concernés par les formules de calcul comprenant les paramètres fixes», précise l’organisme. En 2016, les allocations chômage n’avaient pas été revalorisées, le Conseil d’administration (CA) de l’Unedic ayant échoué à se mettre d’accord sur un taux. Elles l’avaient été en revanche de 0,3% en 2015 et de 0,7% en 2014.

Deux milliards d’euros d’économies visés en 2020

La nouvelle convention d’assurance chômage, qui va entrer en vigueur en octobre, permettra d’économiser deux milliards d’euros d’ici fin 2020, puis 0,9 milliard par an en régime de croisière, selon les prévisions de l’Unédic dont l’AFP a obtenu copie. Les différentes mesures prévues dans le cadre de la nouvelle convention permettraient d’économiser 98 millions d’euros dès fin 2017, puis 550 millions en 2018 et 620 millions en 2019, selon ces chiffres qui n’ont pas encore été examinés et validés par le bureau de l’Unédic (organisme gestionnaire de l’assurance chômage), programmé mercredi. En période de croisière, ces économies atteindraient 930 millions. Parmi les nouvelles mesures permettant une réduction du déficit de l’Unédic, les organisations syndicales et patronales ont décidé de changer la formule des allocations (550 millions d’euros en année de croisière) et de durcir les règles pour les seniors (430 millions d’euros).

Source : lefigaro.fr