Aides sociales : les personnes éligibles sont-elles les mieux informées ?

Si 90 % de la population a déjà entendu parler des allocations familiales, des aides au logement ou du revenu social, ce n’est pas le cas pour toutes les aides sociales. 

Le déficit d’information, difficile à estimer, est néanmoins considéré comme une des principales sources du non-recours aux aides sociales, avance la Direction de la recherche et des études statistiques (Drees). Dans sa dernière étude sur les prestations sociales, la Drees s’est penchée sur la connaissance des aides sociales par la population.

D’après l’enquête, « au moins 90 % de la population a déjà entendu parler des allocations familiales, des aides au logement, du revenu social d’activité (RSA) ou de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) ». Plus de la moitié des Français déclarent même savoir précisément à qui ces prestations s’adressent, complète la Drees.

La prime pour l’emploi, l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et l’allocation de solidarité aux personnes âgées sont connus d’au moins trois personnes sur quatre.

Une personne sur deux ignore ce qu’est l’APA

En revanche, certaines aides sociales restent méconnues de la population.  Une personne sur deux ignore ce qu’est l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS) ou l’aide médicale d’État (AME).
D’après la Drees, « la connaissance des prestations varie selon les groupes sociaux : elle est moins élevée chez les hommes, les ouvriers, les jeunes et les plus de 70 ans ».

Publics ciblés

Seuls 40 à 50 % de la population estime connaître précisément le public cible du RSA, de la CMU-C, de la PPE, de l’AAH ou du minimum vieillesse, indique l’étude. Ils ne sont que 27 %  à savoir à qui s’adresse l’APA et moins de 20 % dans les cas de l’ACS et de l’AMA.

La Drees avance que « le nombre de(s) bénéficiaires » d’une aide « pourrait expliquer qu’une prestation soit plus ou moins bien connue. Les allocations familiales, perçues par 4,9 millions de ménages en 2014, constitient en effet la prestation la plus connue, à l’opposé de l’AME, attribuée cette même année à 0,3 million de personnes ».

Source : dossierfamilial.com