Agnès Buzyn lève le voile sur la future stratégie nationale pour la protection de l’enfance 2018-2022

Le 28 novembre, à l’occasion d’un déplacement dans l’Eure, Agnès Buzyn a levé le voile sur la « stratégie nationale pour la protection de l’enfance 2018-2022 ».

La ministre des Solidarités et de la Santé était accompagnée de Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire et qui était encore président du conseil départemental de l’Eure jusqu’en juillet dernier. Les précisions apportées à cette occasion permettent de donner du sens à des annonces ou des mesures jusqu’alors éparses : annonce d’une stratégie nationale interministérielle de protection de l’enfance dans la feuille de route d’Agnès Buzyn, lancement d’une « stratégie de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes » par Emmanuel Macron, ajout d’un volet sur « la politique de santé de l’enfant, de l’adolescent et du jeune » dans la future stratégie nationale de santé, ou encore nomination d’un délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes.

« Assurer une égalité de traitement » dans tous les départements

Agnès Buzyn a pris soin de rappeler que les départements sont « les chefs de file » de la politique de protection de l’enfance, tout en indiquant que la stratégie 2018-2022 sera « conçue collégialement avec l’ensemble des parties prenantes (départements, associations…) ». Les travaux correspondants seront lancés « au cours du premier semestre 2018 ». La ministre a néanmoins fixé dès à présent un certain nombre de lignes directrices.
Ainsi, elle a rappelé que si la loi du 14 mars 2016 relative à la protection de l’enfant a fait évoluer le cadre juridique, il s’agit désormais de « pouvoir assurer une égalité de traitement des situations de ces enfants et de leurs familles quel que soit le département du lieu de vie ». A ce titre, elle estime que le « projet pour l’enfant » – l’un des points forts de la loi de 2016 – doit être mis en œuvre pour tous les enfants. Elle juge également que « les questions de santé sont essentielles dans la prise en charge de ces enfants, les enfants confiés à l’ASE connaissant des traumatismes liés notamment à la rupture avec leur milieu familial mais liés également aux violences qu’ils ont pu subir ».

Mieux évaluer l’offre de prise en charge

La ministre a aussi évoqué d’autres chantiers à intégrer dans la future stratégie nationale pour la protection de l’enfance. Il s’agit notamment de mieux repérer les violences faites aux enfants, {…}

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Source : caissedesdepotsdesterritoires.fr