Accident ou maladie à l’étranger : comment être bien remboursé

Malade ou blessé pendant vos vacances à l’étranger ? Voici quoi faire pour être pris en charge

Insolation, virus, intoxication, accident…Durant vos vacances à l’étranger, vous aurez peut-être besoin de soins médicaux. En Europe, vos frais sont généralement pris en charge par l’organisme de sécurité sociale local. Si vous vous trouvez en dehors de l’Europe, ils peuvent être remboursés par l’Assurance Maladie française sous certaines conditions.

Vous partez dans un pays de l’Espace économique européen :

Si vous vous apprêtez à voyager en Europe, assurez-vous tout d’abord d’avoir votre carte européenne d’assurance maladie (CEAM). Celle-ci vous évitera bien des ennuis en cas de pépin. Au moins 15 jours avant votre départ, demandez la à votre caisse d’Assurance maladie. La CEAM est individuelle et nominative. Chaque membre de votre famille doit avoir la sienne, y compris les enfants de moins de 16 ans. Aucun document n’est à fournir lors de votre demande. Les cartes délivrées depuis le 1er juillet 2014 sont valables 2 ans maximum mais ne peuvent toutefois pas excéder la durée de vos droits à l’assurance maladie. Si votre départ a lieu dans moins de 15 jours, votre caisse d’Assurance maladie vous délivrera un certificat provisoire de remplacement, valable trois mois. Il atteste de vos droits à l’assurance maladie et vous pourrez l’utiliser dans les mêmes conditions que la CEAM. Il peut même être envoyé par mail pendant vos vacances.

Une fois sur votre lieu de vacances, si vous consultez un médecin agréé par l’Assurance maladie du pays hôte ou exerçant dans un centre de santé, les prestations seront servies dans les mêmes conditions que celles prévues pour les assurés locaux. Il vous suffira pour cela de présenter votre CEAM. Les soins de médecine générale seront dispensés gratuitement, l’hospitalisation dans les établissements agréés (hôpitaux publics ou privés) également, mais toute demande liée au confort (chambre particulière, etc.) restera à votre charge.

Sont couverts par la CEAM tous les soins “nécessaires”, inopinés ou urgents mais aussi les maladies chroniques ou préexistantes ainsi que la grossesse et l’accouchement. Seule condition à respecter : que le but du séjour à l’étranger n’est pas de bénéficier de soins.

Si vous n’êtes pas en possession de la CEAM, que vous avez consulté un prestataire privé, ou que l’avance est impossible, vous devrez payer de votre poche. Une fois revenu en France, vous pourrez en revanche adresser une demande de remboursement auprès des l’Assurance maladie française. Vous aurez alors le choix d’être remboursé soit sur la base des tarifs du pays en question, soit sur la base des tarifs français. Bon à savoir : c’est seulement dans ce dernier cas que la complémentaire santé viendra compléter le remboursement de la Sécurité sociale.

Attention : pour pouvoir bénéficier de ce remboursement, il vous faudra vous munir des factures et des justificatifs de paiement que vous incorporez au formulaire S3125 « Soins reçus à l’étranger – déclaration à compléter par l’assuré » disponible sur le site de l’Assurance maladie.

Si vous partez hors de l’Espace économique européen :

Certains pays extra-européens ont signé des accords bilatéraux avec la France. À Monaco, la caisse maladie française couvre intégralement vos frais. Au Gabon, la caisse du lieu de séjour prend en charge les frais médicaux d’urgence. Andorre assure aussi la couverture des frais de soin si vous avez rempli au préalable le formulaire SE 130-04 que vous remettrez si nécessaire à la caisse andorrane. Idem dans les Collectivités d’outre-mer comme la Nouvelle-Calédonie, Saint-Pierre et Miquelon ou la Polynésie.

Méfiance. Dans certains cas – Algérie, Tunisie, Québec, Bosnie ou Turquie etc – ces accords n’offrent pas de prise en charge pour les Français. Seuls les binationaux sont couverts. Dans ces pays, comme dans les pays non signataires d’accords bilatéraux, vous n’aurez donc d’autres choix que de demander un remboursement des frais à votre retour en France en présentant à la Sécu les factures acquittées, ainsi que la déclaration de frais (imprimé S3125). Mais là encore, sachez que tous les soins ne seront pas automatiquement pris en charge.

Si vous préférez ne pas prendre de risque, le mieux sera de souscrire à un contrat d’assistance qui prendra en charge vos soins à l’étranger. Moyennant 30 à 90 euros par mois selon les organismes, ces contrats couvrent vos frais médicaux et hospitaliers à hauteur de 200.000 euros à 1.000.000 d’euros par an.

La CB comprend des garanties

Peu de personnes le savent, mais les cartes bancaires, même classiques, permettent de bénéficier de prestations intéressantes à l’étranger. Notamment en ce qui concerne les garanties d’assistance : frais médicaux en cas d’accident ou maladie, rapatriement médical, retour anticipé…

Les CB classiques couvrent par défaut les blessures contractées pendant le trajet ou sur le lieu de vacances. Le transfert vers l’hôpital et le rapatriement sont aussi compris. Tout comme les frais médicaux et d’hospitalisation, remboursés à hauteur de 11.000 euros par an. Une somme insuffisante en Amérique du Nord, Asie et Afrique du Sud, régions dans lesquelles une journée d’hospitalisation peut atteindre 7.500 euros. Les Visa Premier ou Gold Mastercard sont elles plafonnées à 155.000 euros. Attention également aux franchises. Elles oscillent entre 50 et 75 euros, ce qui limite vos remboursements.Par exemple, si une consultation chez un médecin spécialisé vous coûte 80 euros, Mastercard vous rembourse seulement 5 euros car une franchise de 75 euros est appliquée.

Source : capital.fr