2018, l’an 1 de l’expansion de la télémédecine en France ?

Officiellement reconnue dans le droit français depuis 2009 et mise en œuvre sous la forme d’expérimentations de terrain, la télémédecine demeure encore aujourd’hui une pratique marginale parmi les professionnels de santé. Pour remédier à cette situation, le gouvernement a décidé de passer à la vitesse supérieure, en ville mais aussi à l’hôpital.

« 91 % des projets médicaux des groupements hospitaliers de territoire (GHT) comportent un volet télémédecine », a dévoilé Clémence Mainpin, chef de projet ministériel sur les GHT au sein de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) lors d’un récent débat*. Pour les GHT, la télémédecine, sous toutes ses formes, est un outil incontournable pour couvrir leur territoire, mais aussi pour associer les professionnels de santé de ville. Ces « pratiques à distance » de la médecine sont maintenant clairement identifiées comme l’un des moyens pour lutter contre les déserts médicaux et favoriser l’accès de tous aux soins.

Le financement enfin au diapason ?

Jusqu’ici, le financement ne suivait pas. Depuis des années, la télémédecine est en effet bridée dans le cadre de l’expérimentation. Le gouvernement a décidé de passer à la vitesse supérieure et de la faire entrer dans le droit commun. L’article 36 du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2018 prévoit par conséquent le financement des actes de télé-expertise et de téléconsultation par la voie conventionnelle. Le dispositif expérimental qui existait jusque-là prend donc fin, sauf en matière de télésurveillance {…}

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Source : dsih.fr