2018, année de la télémédecine ?

Figurant parmi les engagements d’Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle, le développement de la télémédecine devrait prendre un nouveau virage dès l’année prochaine.

Cantonnée jusqu’à aujourd’hui au périmètre d’expérimentations locales, la télémédecine peine à tenir ses promesses : favoriser ou maintenir l’accès aux soins, notamment dans les territoires sous-médicalisés, et ce dans un contexte de restrictions budgétaires et de raréfaction des ressources humaines en santé.
Disposant d’un socle légal depuis 2009 (par la loi HPST) et relancée récemment par le Pacte Territoire Santé dans les 9 territoires de soins numériques, cette forme de médecine à distance n’a pas encore trouvé sa place et n’a qu’un impact marginal sur l’organisation des soins.

Dans son dernier rapport sur la Sécurité sociale, la Cour des comptes s’est d’ailleurs livrée à une analyse particulièrement sévère des politiques publiques mises en place ces dernières années, limitées, selon elle, à des actions qui « se sont succédé sans ligne directrice claire ni continuité ». Aboutissant ainsi à des pratiques marginales : le nombre d’actes de télémédecine représenterait actuellement moins de 0,5 % des consultations dispensées, alors que les pouvoirs publics ont dépensé entre 2011 et 2015 près de 115 M€ à leur développement…

Nouvelle stratégie nationale de santé, Grand plan d’investissement et PLFSS : le développement de la télémédecine est désormais placé au cœur des politiques publiques de santé.

Afin de remédier à cette situation, le nouveau gouvernement entend donner une nouvelle impulsion à la télémédecine, {…}

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Source : lesechos-etudes.fr