10 choses fascinantes à savoir sur les recherches financées par le Téléthon

Cette année, Nevers est ville ambassadrice du Téléthon. Vendredi et samedi 3 décembre, tous se mobiliseront, animeront la ville et donneront de l’argent. Où va-t-il ? A quoi sert-il ? Plongée au cœur du laboratoire Généthon. Là où les dons sont utilisés pour développer la médecine du futur.

Crée en 1990 par l’AFM Téléthon, Généthon a pour mission de rechercher et de produire des traitements innovants pour guérir les maladies rares. Les ventes de crêpes, les défis loufoques, les directs à la télévision, les animations dans les communes servent à récolter des dons. Qui servent à la recherche. Qui servent aux malades.

Voilà dix choses que vous ne savez pas peut-être pas sur ces recherches innovantes au Généthon.

Le Téléthon des salariés

La France entière se mobilisera vendredi 2 et samedi 3 décembre pour le Téléthon. Mais les salariés du laboratoire Généthon (environ 290 collaborateurs) se mobilisent, eux, depuis début novembre. Pendant un mois et demi, des petit-déjeuners festifs, apéritifs et autres déjeuners dansants sont organisés au siège, à Evry. Bonne humeur assurée !

La carte du génome

La première mission du Généthon a été de décrypter le génome humain. Les premières cartes ont été publiées entre 1992 et 1996 : une avancée médicale d’envergure qui est utilisée aujourd’hui dans les laboratoires de recherche internationaux !

L’utilité des virus

La thérapie génique se base sur un principe plutôt simple : il faut remplacer un gène malade par un gène muté. Facile à dire… Dans les faits, il est extrêmement compliqué de faire entrer de l’ADN dans une cellule et donc de faire entrer un gène. Pour cela, il faut un transporteur. Ce dernier est en fait un virus reconstitué en laboratoire. Il peut facilement s’intégrer aux cellules.

Une guérison proche ?

La maladie de Crigler-Najjar est très rare ; elle concerne une vingtaine de familles en France. Elle est due à un déficit en enzyme dans le foie. Les malades sont contraints à des séances de photothérapie, de 10 à 12 h. Chaque nuit. Toute leur vie.

A Généthon, une équipe est sur le point de lancer un essai clinique pour traiter et guérir cette maladie. L’essai sur 25 personnes est prévu en 2017. Si tout va bien, le traitement pourrait être mis sur le marché dans un ou deux ans !

15 ans gagnés

En trente ans, grâce à la recherche financée par l’AFM Téléthon, 15 années d’espérance de vie ont été gagnées dans certaines maladies rares génétiques.

Champions du monde

Le premier Téléthon a été lancé en 1987. Trente ans après, ce sont quelque 20,000 communes de toute la France qui participent à l’événement. « Nos amis confrères des autres pays nous envient. On réalise un exploit unique. Nous sommes champions du monde de la solidarité », estime Nolwenn Le Floch, responsable de la collecte.

Toutes les maladies concernées

Quand on pense au Téléthon, on pense évidemment aux maladies rares, d’origine génétiques à 90 %. Mais les recherches faites pour les traiter rejaillissent sur les autres maladies plus fréquentes. Les procédés sont souvent similaires et permettent de faire avancer la médecine en général.

Les messages des familles

Dans la salle de pause de l’Institut I-stem, centre de recherche sur les cellules souches (financé par l’AFM Téléthon), on peut voir le visage de familles touchées par la maladie. Sur ces affiches, elles ont écrit des messages dédiés aux chercheurs. L’un d’entre eux :  » Vous êtes notre avenir, vous êtes notre espoir ».

Un robot à 1,5 millions d’euros

« Grâce aux dons du Téléthon en 2007, nous avons acheté un robot capable de tester des centaines de molécules de médicaments sur des cellules souches malades. Ce matériel a coûté 1,5 millions d’euros », révèle Xavier Nissan, responsable de l’équipe Myopathie des ceintures à l’Institut I-Stem.

Une promesse

Dans la lignée des laboratoires de production, Généthon vient de crée le centre YposKesi. Ce nouvel acteur pharmaceutique est dédié à la production industrielle de médicaments de thérapie génique et cellulaire. En grec, YposKesi signifie une promesse…

Source : lejdc.fr